
Tout savoir sur la réglementation AirBnb en 2026
La location courte durée en France, ça peut paraître facile au premier abord : on poste une annonce sur AirBnb et on attend les réservations. Mais
La location courte durée en France, ça peut paraître facile au premier abord : on poste une annonce sur AirBnb et on attend les réservations. Mais ça, c’est la partie émergée de l’iceberg. Parce qu’avant cela, il y a toutes les réglementations légales, administratives, contractuelles et autres à respecter (et qui ont le bon ton de changer d’année en année).
Alors nous avons réuni pour vous tout ce qu’il faut savoir sur la réglementation AirBnb en 2026, pour une activité de location sereine, à des destination des propriétaires comme des conciergeries (qui, rappelons-le, ont une obligation légale d’information des propriétaires) !
A la fin de cet article, retrouvez votre check-list à télécharger pour être toujours en règle !
Revenons d’abord à ce qu’est un meublé de tourisme. Il s’agit d’un logement :
Il doit contenir des meubles, un ou plusieurs lits, une gazinière ou des plaques chauffantes, un réfrigérateur et des ustensiles de cuisine. Il peut s’agir indifféremment d’une résidence principale ou secondaire, ou même d’un investissement locatif.
Un propriétaire souhaite mettre sa résidence principale en location touristique pendant ses absences, les week-ends et lors de ses propres vacances ? C’est possible, mais dans la limite de 120 ou même 90 jours pour certaines communes. Il faudra néanmoins remplir toutes les obligations relatives à la location touristique meublée (obtenir un numéro SIRENE, payer des impôts sur ces revenus, déclarer son logement à la mairie et faire figurer le numéro d’enregistrement sur toutes les annonces).
Mettre sa résidence secondaire en location saisonnière, les week-ends ou sur les périodes de vacances est possible, à condition de faire une déclaration et, en fonction des communes, une demande d’autorisation de changement d’usage (voir plus bas). Vous serez soumis aux mêmes impôts et obligations qu’une résidence principale, mais sans limite de jours d’occupation.
Si le logement qui s’apprête à être mis en location se situe dans une copropriété, il faut avant toute chose en informer le syndic.
Ensuite, les procédures diffèrent selon que le règlement de copropriété est déjà existant ou est nouveau. Pour les règlements déjà existants, il faut vérifier si la location meublée touristique est autorisée. C’est la clause d’habitation bourgeoise qui donnera cette information :
Pour les nouveaux règlements de copropriété, depuis la loi dite Le Meur votée en novembre 2024, l’accord de la majorité (aux deux-tiers) des copropriétaires est nécessaire pour pouvoir louer en location touristique meublée.
Enfin, lorsqu’un propriétaire informe son syndic de son souhait de mettre son logement en location meublée, un point à ce sujet sera fixé lors de l’AG suivante, dans un but de transparence vis à vis des autres copropriétaires et pour établir de quoi limiter les nuisances.
Le statut fiscal idéal dans le cas d’un particulier souhaitant mettre un hébergement en location touristique meublée en complément de ses revenus est le statut de Loueur Meublé Non Professionnel (LMNP). Il faut néanmoins répondre à ces conditions :
Attention, dans le cas où ces seuils sont dépassés, on bascule automatiquement dans le statut de LMP (loueur meublé professionnel).
Le propriétaire doit effectuer sa déclaration de début d’activité sur le site de l’INPI dans les 15 jours suivants la première mise en location.
Il est obligatoire d’en obtenir un. Néanmoins, cette démarche est gratuite. Ce numéro servira à déclarer ces revenus complémentaires tirés des locations, de payer les éventuelles cotisations sociales au-delà d’un certain montant de revenus, et de payer la CFE, la cotisation foncière des entreprises (celle-ci dépend du lieu et de l’utilisation personnelle du bien loué).
Dans la plupart des communes, il reviendra au propriétaire de déclarer sa location touristique. Dans certaines villes, notamment les grandes villes ou les villes très touristiques, il faut d’abord faire une demande d’autorisation de changement d’usage (pour résidence secondaire), et dans d’autres, c’est la déclaration soumise à enregistrement qu’il faudra faire en premier, suivie d’une demande d’autorisation de changement d’usage (pour les résidences secondaires). En la matière, mieux vaut se renseigner directement auprès de sa mairie !
A quoi sert cette autorisation de changement d’usage ? Chaque mairie peut imposer une règle de compensation, qui vous impose d’acheter un local commercial et de le réhabiliter en logement. Cela peut être le cas dans les zones très touristiques et assaillies par les locations touristiques, empêchant les locaux et les saisonniers de se loger.
Une fois la déclaration effectuée, le propriétaire obtiendra un numéro de déclaration, qui devra figurer sur toutes les annonces de location.
En matière de DPE, désormais, les locations meublées touristiques soumises à une autorisation de changement d’usage doivent respecter des critères de performance énergétique. Ces logements mis en location doivent être au moins classés en E jusqu’en 2033, puis au moins en D à partir de 2034. Quant aux locations non soumises à une autorisation de changement d’usage et aux résidences principales, elles devront être classées au moins en D à partir de 2034.
Le détecteur de fumée (DAAF) est obligatoire dans tous les lieux d’habitation, et donc dans les locations meublées touristiques.
Concernant les équipements obligatoires, ce sont les mêmes pour les locations meublées touristiques que pour une location meublée longue durée, que vous pouvez retrouver sur cette page : https://www.anil.org/parole-expert-logement-location-meublee-quels-equipement/
Côté propriétaire, en matière de mise en location de courte durée d’un meublé de tourisme, aucune assurance n’est requise de la part du propriétaire. Mais si ce n’est pas obligatoire, cela est cependant fortement recommandé. Plusieurs types d’assurances peuvent être souscrites, proposant différentes gammes de couverture de sinistres :
Dégâts matériels, dégradations volontaires ou involontaires, dommages causés au locataire, aux voisins… Choisissez ce que vous souhaitez assurer !
Côté conciergerie, en tant que professionnel, il n’existe non plus aucune obligation, cette activité n’entrant pas dans le cadre des professions réglementées exigeant une telle responsabilité. Cependant, tout comme l’assurance pour le propriétaire, cela est fortement recommandé, et plusieurs assurances proposent des responsabilités civiles professionnelles adaptées à l’activité de conciergerie. Pensez-y, cela peut être un bon moyen de vous protéger, ainsi que de rassurer propriétaires et voyageurs sur votre sérieux et sur la garantie que tous seront protégés en cas de souci.
Les Loueurs de Meublés Non Professionnels sont tenus de déclarer leurs revenus tirés de la location meublée touristique, qu’ils passent par un intermédiaire comme les plateformes de réservation en ligne, par une conciergerie, ou en direct.
Leurs revenus annuels ont été inférieurs à 15 000 euros ? Ils relèvent alors du régime micro-BIC (bénéfices industriels et commerciaux) et bénéficient automatiquement d’un abattement de 30%, afin d’amortir leurs charges. Lors de la déclaration d’impôts, il leur faudra remplir le formulaire 2042 C pro.
Les propriétaires en LMNP ont choisi le régime réel, parce que leurs revenus excèdent 15 000 euros, ou qu’ils sont inférieurs mais qu’ils ont souhaité relever de ce régime ? Ils peuvent déduire l’intégralité de leurs charges réelles, comme les travaux d’entretien ou de réparation engagés dans le logement, les assurances, les diverses taxes, les charges de copropriété, et ils peuvent même amortir certains frais. En contrepartie, il leur sera demandé de tenir une comptabilité complète à jour, avec un bilan comptable annuel, un compte de résultat, un tableau d’amortissement, et un fichier des écritures comptable. C’est donc une gestion plus lourde, qui nécessite souvent de faire appel à un comptable / expert comptable (dont les frais seront aussi déductibles). Ils devront d’abord remplir les formulaire CERFA 2031 et 2033, et reporter le résultat sur le formulaire 2042 C Pro.
Un propriétaire dont le meublé de tourisme n’est pas sa résidence secondaire, c’est-à-dire s’il s’agit de locaux exclusivement dédiés à la location touristique, n’est pas imposable à la taxe d’habitation, parce que celui-ci n’y « habite » pas. En revanche, si celui-ci y séjourne ne serait-ce que quelques jours par an à titre privé, il sera redevable de cette taxe.
Les propriétaires de meublés de tourisme sont assujettis à la taxe foncière. Cette taxe est néanmoins déductible des revenus tirés de la location meublé, à condition d’avoir choisi le régime réel.
Tout voyageur majeur, qu’il soit hébergé dans un hôtel, en village de vacances, en meublé de tourisme ou en gîte, doit verser une taxe de séjour, calculée par personne et par nuit. Tout naturellement, la question se pose de savoir comment la collecter, et à qui elle revient ?
Le cas de figure le plus simple : le voyageur est passé par une plateforme de réservation en ligne, type AirBnb ou Booking. Dans ce cas-là, ni propriétaire ni conciergerie n’ont à faire quoi que ce soit ! La taxe de séjour est collectée directement auprès du voyageur par la plateforme, qui reverse son montant à la commune.
Mais si le voyageur est passé en direct auprès du propriétaire ou de la conciergerie ? Dans ce cas, c’est le propriétaire qui doit la collecter et à la reverser à la commune où est située son logement. Se rapprocher de sa mairie pour connaître les modalités de versement de cette taxe de séjour est donc essentiel.
Bon à savoir : le montant de la taxe de séjour doit être visible dans le logement loué, et apparaître sur la facture de location saisonnière.
Attention, ce n’est pas parce que la plupart du temps, les locations saisonnières se passent entre particuliers, même avec un intermédiaire, que l’on fait ce que l’on veut et que l’on peut se passer de contrat.
Le fait de passer par une plateforme de réservation permet-il d’éviter de faire signer un contrat de location ? Il est vrai qu’une annonce AirBnb, par exemple, comporte un certain nombre d’informations, comme l’interdiction de fumer, de faire la fête, la durée et le montant de la location, etc, cependant, une simple réservation AirBnb ne constitue pas un contrat de location, elle n’engage pas voyageur et propriétaire comme un contrat de location le fait, et il faut donc en faire signer un. Il est possible de le mentionner dans l’annonce.
Pour savoir tout ce que doit contenir le contrat de location et l’état descriptif du logement, cliquez ci-dessous !
S’il n’est pas obligatoire, l’état de lieux est fortement recommandé en location saisonnière, et ce pour les mêmes raisons pour lesquelles les états des lieux sont indispensables en location longue durée, à savoir pour attester de l’état d’un logement avant et après sa mise en location, et établir clairement les responsabilités en cas de dégradations.
Découvrez tout sur les états des lieux de location saisonnière ici : https://keytocheck.com/ !
L’activité de conciergerie étant une prestation de services, il convient de rédiger un contrat entre la conciergerie et le propriétaire de l’hébergement, comportant une série de clauses indispensables : définition des services, durée et conditions de résiliation, rémunération, responsabilité du propriétaire, etc. Ce contrat protège aussi bien la conciergerie que le propriétaire, et permet de bien définir le rôle de chacun, pour éviter tout malentendu.
Voilà, vous êtes maintenant armé pour affronter toutes les épreuves qui vous attendent sur le chemin réglementaire de la location courte durée !
Mais bien sûr, aucun de ces conseils ne saurait remplacer un échange avec le centre des impôts dont vous dépendez, avec la mairie dans laquelle se situe votre logement et avec un expert-comptable !

La location courte durée en France, ça peut paraître facile au premier abord : on poste une annonce sur AirBnb et on attend les réservations. Mais

L’intelligence artificielle n’est plus un concept futuriste réservé aux géants de la tech. En 2025, elle transforme déjà en profondeur la gestion des locations saisonnières.